LA COMMUNE

CHIRAC-BELLEVUE est une petite commune située dans le département de la Corrèze en région Limousin. Sur une superficie de 20,65 km2, elle appartient au canton de Neuvic, à 7 km et à l’arrondissement d’Ussel, à 10 km.

Elle fait partie de la Communauté de Communes des Gorges de la Haute Dordogne.

Les habitants de Chirac-Bellevue se nomment les Chiracoises et les Chiracois. Ils sont au nombre de 300 et vivent à une altitude minimum de 545 mètres et maximum de 691 mètres.

 

De vocation rurale et forestière, CHIRAC-BELLEVUE est entourée par les hameaux de la Bessade, la Besse, les Bois-Jeunes, le Bourg, Celle, Celle bas, Champ Grand, Chassac bas, Chassac Haut, Chaumerliac, Chiragol, la Chaumotte, Babas, Confondaux, la Croix du Clos, Culines, Encouyol, Eyboulet, Eybout, Marmontel, les Morleries, le Moulin Viébans, le Pilard, Puychaud, Puy-Chessier, Riou des Alliades, Siarouze, Vernéjoux.

 

La commune est traversée par la méridienne verte. Elle est bordée à l'est par la Diège, au niveau de la retenue du barrage des Chaumettes et traversée par le ruisseau de l'Artaude.

 

Autrefois, on disait "Lo borg d'a Tchirâ". Certains ont pensé que le nom venait de l'occitan Chèir, un tas de pierres (cheiron). R. Joudoux propose un celtique : Syros ou Cirros. Le plus probable est le point de vue d'un spécialiste local, André Lanly, qui interprète les noms de lieux par des noms de propriétaires, à savoir Cyriacum : la propriété de Cyrus. Le toponyme a dû se réduire à Cyracu (sinon on aurait eu Chiriac) d'où Tchirå. Il paraît que le surnom des chiracois est "lou rabessiers" car autrefois, il n'y poussait que des raves ...

C'est par un décret du 16 août 1919 que le nom de Chirac est remplacé par Chirac-Bellevue.

 

Deux éléments patrimoniaux très distincts témoignent à la fois de l’ancienneté de Chirac et de son histoire récente : une église et une gare.

 

L'église de Chirac est du XIIIème siècle et tout porte à croire qu'elle était la chapelle du prieuré ou monastère de Chirac. Prieuré, sous le patronnage de Saint-Sylvain, qui dépendait de l'abbaye de Meymac et qui devint la proie des flammes au milieu du XIVème siècle, puisqu'en 1353 les moines de Chirac appauvris, ne pouvant vivre décemment à la suite de l'incendie de leur monastère demandèrent à rejoindre l'abbaye de Meymac.  L’église paroissiale Saint Sylvain conserve des statuettes d’angelots et d’un ange en bois polychrome doré du XVIIIème siècle qui sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques. Cet édifice romain est remarquable pour son porche profond, décoré de quatre colonnettes, qui était autrefois destiné à abriter des pénitents et des catéchumènes ou non baptisés qui ne pouvaient entrer dans l’église. Il servait également de lieu de justice seigneuriale. Le clocher à pinacle comporte deux baies portant chacune une cloche. Sur la grande cloche, on lit l'inscription suivante en latin : "Nulla artas rumatur a caelo" (on parvient au ciel à tout âge) puis "Salneta Sylvane ora pro nobis" (Saint Sylvain priez pour nous) et "A fulgare et tempestate et ab omni malo depenseno homina" (Seigneur défendez-nous de la foudre de la tempête et de tout mal). Dans la tradition orale du pays, on dit que le son de cette cloche avait la particularité de fendre, de dissiper les nuages et ainsi d'éviter la grêle.

 

A proximité du bourg, se trouve l’ancienne gare du Tacot, nom par lequel les Corréziens ont désigné familièrement le « Transcorrézien » qui a desservi la ligne ferroviaire Ussel-Neuvic-Tulle. Si l’exploitation a cessé depuis 1960, la gare et son wagon grue forment un ensemble restauré avec soin, afin de conserver un patrimoine industriel.

Accès au site de la Communauté de Communes : cliquer sur le logo

Cliquer sur la photo pour accéder au plan de la commune